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Surface et pente
« Combien fait ma pelouse, exactement ? » — Une surface en mètres carrés, arrondie au pas que le mètre à ruban justifie, et une pente en pourcentage.
Un texte peut nuancer, un nombre affiché ne nuance pas. Chacun de ces outils publie donc le calcul qu’il fait, les hypothèses qu’il prend et les valeurs qu’il n’a pas pu sourcer.
Six outils, dont 3 partent des relevés de votre département plutôt que d’une moyenne nationale. C’est la différence qui compte ici : la pluie de juin à août va de 60 à 298 mm selon le département, la fenêtre de semis d’automne de 19 à 76 jours, et les journées à 30 °C de deux à 56. Un calculateur d’arrosage écrit pour « la France » se trompe donc d’un facteur cinq selon l’endroit où on le lit.
Aucun de ces outils ne nomme de marque, ne compare de produit et ne classe quoi que ce soit : ce site ne teste rien. Un calculateur d’engrais y raisonne en unités d’azote et en formulation N-P-K, pas en noms commerciaux.
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« Combien fait ma pelouse, exactement ? » — Une surface en mètres carrés, arrondie au pas que le mètre à ruban justifie, et une pente en pourcentage.
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« Quand semer, et quand commencer à préparer le sol ? » — Les deux fenêtres de votre département, la date de fermeture, le rétroplanning de préparation et les jalons d’après-semis.
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« Combien de kilos de semences pour ma surface ? » — Une quantité en kilos, la masse de chaque passage croisé, et la masse du mètre carré témoin à peser.
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« Combien de litres, pendant combien de temps, et combien de fois ? » — Le volume d’un apport profond, sa durée d’après votre propre mesure au récipient, son coût, et la comparaison avec la pluie relevée dans votre département.
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« Combien de mon sac dois-je épandre, et combien d’azote cela fait-il ? » — La masse de produit à épandre, la masse de chaque passage croisé, et les grammes d’azote, de phosphore et de potassium qui en résultent au mètre carré.
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« Combien de terreau ou de sable pour ma pelouse, et sur quelle épaisseur ? » — Un volume en litres et en mètres cubes, un nombre de sacs, et le verdict sur l’épaisseur d’après les seuils publiés par les institutions.
Les cinq autres outils demandent une surface, et personne ne connaît la sienne : la valeur du compromis de vente porte sur la parcelle, pas sur la pelouse. Le calcul est de la géométrie pure — rien à sourcer, tout à vérifier.
La fenêtre de semis d’automne va de 19 à 76 jours selon le département : un calendrier national est faux presque partout. Et la préparation du sol demande quatre à six semaines, donc la vraie question n’est pas « quand semer » mais « quand commencer ».
C’est le calcul le plus demandé et le plus souvent doublé à la main. Les doses viennent du dossier du site, qui les publie déjà en fourchettes ; l’outil ne fait que les appliquer et rappeler qu’un surdosage est un défaut, pas une sécurité.
La pluie de juin à août va de 60 mm en Corse à 298 mm en Savoie. Un calculateur d’arrosage écrit pour « la France » se trompe d’un facteur cinq ; celui-ci part du relevé du département et lui compare le volume que vous envisagez d’apporter.
Cet outil convertit, il ne prescrit pas. Le site ne publie pas de besoin en azote au mètre carré — il explique pourquoi dans son dossier — mais la conversion entre une formulation N-P-K, une dose au mètre carré et une masse de produit est de l’arithmétique, et c’est là que les erreurs qui brûlent une pelouse se font.
Un terreautage se rate toujours de la même façon : trop épais. Le dossier du site rassemble déjà les épaisseurs publiées par sept institutions et le seuil mesuré par un essai de trois ans ; l’outil applique ce plafond et refuse de calculer au-delà.
Quatre demandes reviennent souvent et n’auront pas d’outil ici. Le motif n’est pas la difficulté : c’est qu’aucune des quatre ne peut produire un nombre honnête avec ce que nous avons sous la main.
La quantité d’amendement calcaire dépend du pH actuel, du pouvoir tampon du sol et de sa teneur en argile. Sans analyse, un calculateur devrait supposer les trois, et un chaulage calculé sur une hypothèse fait plus de dégâts qu’un sol acide laissé tel quel : il bloque l’assimilation du fer et du manganèse pour plusieurs saisons. La bonne réponse est « faites analyser votre sol », et le dossier de préparation le dit déjà — un amendement calcaire se fractionne sur deux saisons, selon analyse, jamais en une fois.
Le dossier Prix d’une pelouse par un professionnel explique pourquoi il donne des poids relatifs entre postes et non des euros : l’évacuation des déblais et l’apport de terre végétale dépendent de l’accès au terrain, et c’est ce poste qui explique la plupart des écarts entre deux devis sur le même chantier. Un calculateur de budget afficherait un total précis en ignorant la seule variable qui décide. Nous ne le ferons pas.
Il faudrait une évapotranspiration locale et un coefficient cultural par espèce. Le site ne dispose d’aucune série d’ETP — les relevés que nous publions sont des températures, des pluies, des jours de gel et des jours à 30 °C — et ces coefficients ne s’inventent pas. Le calculateur d’arrosage dimensionne donc un apport et le compare à la pluie réellement relevée, ce qui est plus modeste et vérifiable.
Même raison, et elle est déjà écrite dans le dossier Fertiliser une pelouse : la valeur dépend de la richesse initiale du sol, de la composition du couvert et du régime de tonte. Le calculateur d’engrais convertit une formulation en masse de produit et en grammes d’azote — de l’arithmétique exacte — mais il ne fabrique pas la dose.